3 nouvelles complètes

3 nouvelles complètes que préfèrent les lecteurs, tirées de 3 livres de nouvelles (enfantines, horrifiquement zarbies et les colocataires)

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Règles de la nouvelle : histoire courte, peu de description, un roman mignature, un nombre limité de mots (action, sentiments, suspens, dialogues etc...).

Tirée du livre de nouvelles, les colocataires :

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Les papys.

Un papy veuf depuis six mois, avait un choix à faire, ou vendre sa maison et partir dans une résidence pour personnes âgées ou prendre des locataires pour subvenir à ses besoins, certes pas importants, mais histoire de s'offrir quelques sorties, voyages et autres plaisirs de la vie.

En réponse à son annonce il reçut seulement deux visites de messieurs de sa génération, 70 et 75 ans, lui en avait 72.

Les retraités s'installèrent avec soulagement pour Coloc 70 qui venait se faisant, d'échapper à la mise en maison de retraite par ses enfants qui ne pouvaient s'occuper de lui et avec joie pour Coloc 75 qui venait de quitter sa harpie de femme et son joug d'agressivité chronique enduré durant 40 ans, durant lesquels il n'avait pas trouvé le courage de dire non, stop, ça suffit, mais l'humiliation de trop l'avait décidé et l'annonce était comme un signe du destin pour lui !

Coloc 75 proposa à ses deux nouveaux amis d'aller faire la fête, il leur offrit le resto et un petit tour au pub pour conclure la soirée.

Au pub :

Repus après un repas aussi copieux que délicieux, les trois papys gaiement installés sur la banquette de cuir, burent une énorme quantité de bières les grisant comme ils ne l'avaient jamais été dans leur vie !

Ils tinrent jusqu'à la fermeture du pub et à deux heures du matin en chantant ils rentrèrent à pieds, cheminant dans les rues endormies de la ville, pissant contre un arbre pour l'un, montrant son cul à la société pour un autre et criant sa joie d'être libre pour Coloc 75.

Une femme réveillée par le boucan des trois papys, leur hurla son mécontentement depuis la fenêtre de sa chambre, les cheveux ébouriffés oubliant qu'elle était vêtue d'un nuisette transparente qui recouvrait son corps nu !

Coloc 70 :

Oh regardez ça ! (faisant une révérence) je me prosterne devant le spectacle de ces deux pamplemousses bien fermes qui régalent mes yeux, certes usés, mais pas assez pour ne pas me délecter de ce spectacle !

Ce qui fit rire aux éclats la femme qui flattée referma sa fenêtre pour aller se coucher.

Les trois papys titubants, mais au GPS encore bien au point arrivèrent dans leur colocation, mettant dix bonnes minutes pour trouver, à tour de rôle, le trou de la serrure.

A peine entrés, le proprio proposa de vider le bar, il y avait des vieilles bouteilles qui attendaient depuis une dizaine d'années voir plus, un prétexte pour être ouvertes, des nouveaux amis était un prétexte idéal, une bouteille d'eau de vie se vida petit à petit sous les chants des papys bien flippés dans leur nuage alcoolisé qui les faisait se sentir libres, Coloc 75 eut un petit moment d'énervement repensant aux années perdues auprès de sa harpie de femme, il balança la bouteille d'eau de vie suivie de son cigare qui ne le quittait jamais, son seul luxe, des flammes embrasèrent la pièce puis la maison, mais les papys hyper alcoolisés continuaient à chanter se retrouvant encerclés par la chaleur qui les libéra de leur vie bien remplie.

Fin d'une colocation bien courte !

F i n


Tirée du livre de nouvelles, nouvelles horrifiquement zarbies.

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Le miroir magique

Ce matin, dans le grenier d'une maison abandonnée
j'ai trouvé un miroir magique.
J'ai hésité, ne sachant si je pouvais l'emmener,
personne ne m'a vue, je le pique !
Qu'il est beau ce miroir mais un peu lourd, tant pis je le prends quand même, je le recouvre d'un vieux drap pris sur un vieux lit tout cassé et hop un petit effort qui sera récompensé. J'ai bien lu, oui j'ai bien lu, il me suffit de demander... Il faut que je rentre. Toute excitée je presse le pas sous ce soleil d'été, c'est urgent !
Miroir magique, dis-moi... ?
Dis-moi quoi ?
Je ne sais quelle question je vais pouvoir lui poser?
Est écrit sur le miroir : trois questions autorisées.
Sur mon bras se pose un moustique.
Voulant l'écraser, je tape disant: tu vas t'en aller ?
D'aucuns trouveraient ça drolatique.
Miroir magique dit ça :
Il dit quoi ?
Le moustique s'en est allé, car tu l'as écrasé !
Drolatique, tu parles, un souhait envolé, un souhait envolé dans le néant de mon imprudence. Je n'ai pas fait gaffe, je ne pensais pas qu'il m'entendait ! Attention ma fille, c'est pas le moment de recommencer une bêtise pareille ! Un espoir qui s'étiole...
J'arrive chez moi, je pose le miroir sur le canapé..
Je suis d'humeur lyrique.
La musique à fond, la Lady rythme. Le chat affamé
miaule. T'as encore faim ? C'est typique !
Miroir magique dit ça :
Il dit quoi ?
Ton chat il a faim, il faut lui donner à manger.
Un miroir magique qui donne à manger à mon chat un tas de croquettes aussi haut que moi, quel luxe ! Je me regarde dans le beau miroir magique que je pose pour mieux me voir sur le bord de la cheminée. Il rutile le miroir, il brille sous le passage de la manche de mon sweat de coton bleu, je me regarde et évite de l'ouvrir ! Souhait, question, c'est pareil, faut que je prenne garde.
Oh non ! Je suis la reine des pommes, deux questions de gâchées.
Ça devient franchement ironique !
Mon reflet embrase ma joie factice, je sombre, affamée
d'un souhait de bonheur utopique.
Miroir magique dit quoi ?
Il dit ça :
Ton âme a froid... Il s'est brisé.
Ce matin, dans le grenier d'une maison abandonnée
j'ai trouvé un miroir magique.
J'ai hésité, je savais que je devais le laisser.
Ma mélancolie fut toxique.
Je m'en veux, la tristesse qui me ronge l'a fait mourir, j'ai beau lui parler, plus rien ne sort de lui. J'ai mal pour lui, c'est comme si j'avais détruit la magie, comme si mon mal de vivre avait fait fuir l'espoir enfermé dans le miroir. J'ai contaminé le miroir qui n'a pas pu exaucer mon dernier souhait, qui n'a pas pu répondre à mes questions.
Miroir, dis, pardonne-moi !
Je lui dois
une place de roi sur mon mur où il repose en paix.
J'ai dans ma chambre un miroir magique brisé. Sept ans de malheur ?
Non le miroir m'a donné son espoir enfermé, le miroir m'a guérie en se sacrifiant. Le miroir m'a donné le pouvoir d'exaucer les vœux, d'exaucer les vœux des personnes désespérées.

Fin


Tirée du livre nouvelles enfantines

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Le putois et le chat

Dans l'arrière court d'un restaurant chinois
un chat croisa la route d'une belle putois.
Égarée, la demoiselle dit au chat :

Pourrais-tu me montrer mon chemin, chat ?
Je me suis perdue, quel est cet endroit ?

Le chat, lui tournant le dos, l'ignora.

Demoiselle putois, épuisée, pleura.
Affamée, elle aperçut salade, là
dans la poubelle pour manger elle monta
trouva mets que jamais elle ne goutta

Hum, c'est bon, toi le chat t'en auras pas !

Le chat vaniteux, vexé déclara :

Je m'en fiche, chez moi j'ai tu pâté d'foie !

Le siamois, hautain détourna le pas
pressé sur une peau de banane glissa
contre un tas de petit bois s'écrasa.
Surgit un gros molosse sous ce fracas,
le siamois ko sous sa peur trembla,
il vit sa dernière heure arriver, là :

Pitié, laisse-moi prends plutôt le putois !
Regarde elle est bien plus grosse que moi !

A ces mots, le chien de rire se moqua :

Oui mais toi siamois, t'es un met de choix !
Depuis deux jours je n'ai pris de repas
désolé, mais c'est fini pour toi, chat.
En tant que pitbull je dois t'manger toi
c'est pas perso, mais j'ai faim c'est comme ça.

S'avançant vers le pauvre condamné chat
pour savourer ce savoureux repas,
bavant de plaisir devant ce met là
sauta la gueule ouverte, oui mais voilà
que devant lui surgit la moufette, là.
Lui présenter son derrière n'hésita
pas une seconde pour sauver le beau chat :

Si t'avances encore d'un pas vers le chat
je t'en balance une tu t'en souviendras !
Prêt à prendre le risque ? Un mois tu pueras
plus personne de toi ne s'approchera !
Surpris, le molosse d'un pas recula
montrant ses crocs à la moufette, c'est ça
qu'il trouva pour l'éloigner de sa proie,
renoncer à un met de choix, non ça
jamais ! Mais face à une arme de putois
même un molosse préfère céder comme ça,
et puis, il trouvera bien un autre chat
son met préféré de tous les repas.
Le chien s'éloigna vers un autre endroit,
la moufette releva la loque de chat
qui tremblait encore, n'en revenant pas
d'avoir vu surgir celle qu'il méprisa
qui, de risquer sa vie pour lui osa.
Larmes descendirent des beaux yeux du siamois,
il pleurait de soulagement et de joie,
pleurait de reconnaissance pour putois,
à qui reconnaissant il demanda :

Quel est ton prénom, dis-moi belle putois ?
Rosa, à ma naissance on m'appela
dans les roses je vins au monde c'est comme ça,
ma maman n'avait pas prévu ce choix
ce lieu pour me mettre au monde mais tu vois
la nature parfois donne un clin-d’œil, là
elle a fait preuve d'un humour premier choix !
Toi, comment tu t'appelles, vaniteux chat ?

Il rit en sachant qu'elle ne se trompa
sur sa condition de vaniteux chat.
Mais c'était dans sa nature de siamois
de prendre tout l'monde de haut, il faisait ça
parce qu'on lui avait appris qu'un siamois
se devait d'être mieux que les autres chats,
parfois ça le pesait de jouer ça,
de jouer le rôle d'un prétentieux chat.
Venant de frôler la mort, se lassa
de ne pas être lui, il décida
que la vie c'était autre chose que ça.
Qu'en snobant les autres, on passait parfois
son chemin devant une jolie putois
qui valait bien mieux que tous les siamois
snobinards dont il ne ferais plus cas.

C'est avec fierté qu'il dit à Rosa :

Je m'appelle... Si je le dis tu riras !
Rire ! Non, je n'vois pas pourquoi tu dis ça !
Allez, j'me lance, après tout c'est pas moi
qui décida de m'appeler comme ça,
c'est mon maître à l'humour limite parfois.
Je m'appelle le chat puant, oui c'est ça
petit tombant dans du purin, à plat,
je sentis mauvais comme un vrai putois,
soit dit sans te vexer jolie Rosa,
pendant une semaine et voilà c'est moi
le chat puant , le super chat siamois !

Ils se tordirent de rire, au sol, comme ça,
le chat puant ramena belle Rosa
chez elle retrouvant le chemin du bois.

Amis ils devinrent et désormais chat
était heureux d'être lui-même, un siamois
avec plein amis, c'est ça la vie, ça !

Fin

 

 

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